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Le McDonald’s de Genay était devenu un repaire de dealers

Plusieurs clients profitaient du « drive », de ce McDonald’s au nord de Lyon (433 Route de Trévoux, 69730 Genay, France), pour se fournir en cannabis. Les huit salariés impliqués ont été licenciés.

Ronald McDonald’s nouveau baron de la drogue? À Genay, dans la métropole lyonnaise, un restaurant non franchisé de la célèbre enseigne américaine est devenu le théâtre d’étonnants événements, raconte Le Progrès. Consommation d’alcool, trafic de drogues, organisation de jeux d’argent par un petit groupe de salariés. Avertie de ces faits en octobre 2014, la célèbre chaine de fast food a licencié, en mars 2015, huit salariés impliqués dans cette affaire.
Tout a commencé en 2013, dans ce McDonald’s d’un quartier plutôt calme, au nord de Lyon. Dès la tombée de la nuit et la fermeture des portes «il y avait des fêtes où étaient consommés shit, coke et alcool. À l’arrivée des deux nouveaux managers, en décembre 2013, les choses sont montées en puissance. Des soirées, notamment de poker, étaient organisées. L’alcool était planqué dans les frigos», explique un salarié.

Une manager confie au quotidien que la situation s’est rapidement tendue entre «ceux qui font régner leur loi et les autres». «J’étais tout le temps en guerre avec une poignée de salariés qui travaillaient le soir. J’étais leur supérieure hiérarchique et j’ai dû faire face à des refus de travailler. Ils fumaient des joints sans se laver les mains pour cuisiner. Les plus simples mesures d’hygiène n’étaient pas toujours respectées. Et la hiérarchie ne bougeait pas», raconte-t-elle.
Menu maxi Best Of, supplement Cannabis
L’histoire ne s’arrête pas là. Plusieurs soirs de 2014, l’employé remarque que des clients du «drive» demandent d’être servis par deux personnes en particulier. «En fait, ils venaient acheter du cannabis et de l’herbe», explique l’employé en ajoutant que: «dès que le restaurant était fermé, la balance du bar à salade servait à peser le shit. La drogue se trouvait dans les casiers personnels des salariés». Sur cette même période, des clients se plaignent à plusieurs reprises des odeurs des joints qui règnent dans le restaurant.
Avertie une première fois, ce n’est que deux mois plus tard que la direction réagit. Grace au témoignage des deux employés, la firme américaine décide alors de licencier les huit salariés sans pour autant porter plainte auprès de la gendarmerie. Comme l’explique Le Progrès, les deux employés sont désormais en arrêt maladie suite à des menaces perpétrées par certains anciens salariés. Ils ont tous deux demandé une rupture de leur contrat, mais McDonald n’a pas souhaité entendre leur demande.

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