Tadeusz-Slowikowski

« Je suis celui qui a trouvé le chemin vers le train nazi rempli d’or »

Une famille abattue, des menaces de la part des services secrets et un dispositif piégé. Depuis 40 ans, Tadeusz Slowikowski, 85 ans, s’intéresse de très près au mystère du train nazi rempli d’or enterré à la fin de la Seconde guerre mondiale dans la région de Walbrzych (sud-ouest de la Pologne).

Tadeusz Slowikowski (85 ans) a consacré la moitié de sa vie à la recherche du célèbre train blindé nazi dans la région de Walbrzych (sud-ouest de la Pologne). Pour découvrir son « Titanic », le parcours a été semé d’embûches. Aujourd’hui, il prétend savoir où se trouve le train et connaître les deux hommes affirmant « avoir des preuves » de la trace du train nazi.

Comme le rapporte Tadeusz Slowikowski au MailOnline, il a entendu parler de cette histoire pour la première fois dans sa vie au cours des années 50.

Une famille abattue
« Un Allemand, Schulz, m’a parlé de ce tunnel. Je venais de lui sauver la vie. Deux hommes voulaient lui faire la peau », se souvient Tadeusz Slowikowski. Ce dénommé Schulz lui a raconté qu’un ouvrier des chemins de fer avait découvert l’entrée de ce tunnel vers la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Elle a été rapidement fermée par l’armée allemande.

Par peur des représailles, il n’a jamais parlé de ce secret pendant de nombreuses années. Il avait raison : toute sa famille a été abattue le 5 mai 1945 de sorte que personne n’évoque l’existence de ce tunnel.

Confidence sur son lit de mort
« Celui qui les a tués ne voulait pas qu’ils parlent de cette découverte », ajoute le Polonais.

Sur son lit de mort, l’ouvrier des chemins de fer a fait cette confidence à Schulz. Et à son tour, Schulz a transmis cette précieuse information à Tadeusz Slowikowski, histoire de le remercier pour lui avoir sauvé la vie. Depuis lors, le Polonais de 85 ans a tout mis en œuvre pour retrouver l’existence de ce train. Il a étudié toutes les cartes et rassemblé toutes les informations sur la région.

En 2003, Tadeusz Slowikowski a reçu le feu vert du gouvernement polonais pour fouiller dans la région de Walbrzych. Mais cette idée n’a pas plu à tout le monde.

Services secrets
« Quand nous avons commencé nos recherches, trois voisins armés nous ont menacés. Ils voulaient que nous arrêtions notre travail. Ensuite, mon chien a été empoisonné et mon téléphone a été piraté. Ce sont des tactiques connues des services secrets pour intimider les gens. Aujourd’hui encore, on me menace ».

Chez lui, Tadeusz Slowikowski a reconstruit le chemin de fer en miniature. « Il existe une vieille mine sous le tunnel. Il est rempli d’explosifs. Des milliers de dents en or, des bagues, des colliers et des diamants ont été volés dans les camps de concentration. Ces bijoux sont certainement cachés dans ce train », ajoute ce Polonais de 85 ans dont la maman est morte à Auschwitz.

« Projet Riese »
Pour Tadeusz Slowikowski, le train pourrait contenir des documents précieux pour le gouvernement polonais. Et notamment au sujet du « Projet Riese », un nom de code donné par le Troisième Reich au sujet d’un projet de construction d’un ensemble de sept complexes militaires souterrains situé en Basse-Silésie (aujourd’hui territoire polonais).

Tadeusz Slowikowski affirme connaître les deux hommes détenant des preuves sur le train nazi. Mais il refuse de révéler leurs identités. « Ils sont venus chez moi pour s’excuser car ils ont révélé l’existence de cet endroit sans ma permission. Mais ce n’est pas grave. Je suis content que l’endroit ait été révélé », conclut le vieil homme sur MailOnline.

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